Premiers imprévus

Dès le RER parisien, suite à un déclenchement du signal d’alarme et à notre immobilisation sur les rails en attendant arrivée et intervention des secours, nous avons eu le pressentiment que les choses s’annonçaient mal. Après un réveil à 4 heures du matin le jour suivant pour nous rendre à l’aéroport d’Orly, nous sommes accueillis par une bonne nouvelle : les vols à destinations de Lisbonne, notre première étape avant Miami et Mexico sont immobilisés en raison d’un important brouillard sur Lisbonne empêchant tout atterrissage. Nos espoirs d’obtenir notre première correspondance, puis notre deuxième, deviennent peau de chagrin. Nous finissons par nous poser à Lisbonne avec plus de 2 heures de retard et un vol de remplacement nous est proposé vers Miami pour l’après-midi, avec consigne de nous débrouiller ensuite pour le vol vers Mexico.

Arrivés dans cet immense aéroport de Miami de nuit, à une heure où nous aurions dû être en train de nous reposer tranquillement dans notre hôtel à Mexico, une longue alignée de machines automatiques de contrôles nous attendent pour scannage de nos passeports, interrogatoire, prise d’empreintes digitales et de photos. Ensuite long périple jalonné de chemins roulants et immense queue (pendant 1h30) pour passer devant les douaniers : rescannage des passeports, reprise d’empreintes de tous les doigts des deux mains, reprise de photo. Puis direction les tapis à bagages. Tout çà pour une simple escale ! L’ESTA n’est qu’anecdotique… Tout est fermé à cette heure tardive, pas question de contacter la compagnie aérienne. De plus connexion internet très fluctuante. Je parviens tout de même à me renseigner sur les disponibilités restantes et les prix des vols vers Mexico pour le lendemain ; « plus que 2 places », prix exorbitants en dernière minute (plus pour une personne que nos deux vols Paris-Mexico) avec l’incertitude d’un remboursement par la compagnie TAP. Comme je dis à Antoine : tant que nous ne nous sommes pas crashés, il y a encore de l’espoir. Nous avons la chance d’avoir effectué notre précédente réservation non avec American Airlines (foule immense et peu de compassion visiblement) mais avec Delta Airlines  où nous avons affaire à un charmant monsieur qui se décarcasse pour nous trouver une solution de vol pour Mexico via Atlanta sans frais supplémentaire pour nous. Oh un grand merci monsieur : nous avions la hantise de passer encore une nuit à l’aéroport. Suite à un malentendu, nous avons eu le privilège de passer deux fois au contrôle avant embarquement à quelques minutes d’intervalle:  surprise de la préposée à la fouille au corps à qui je lance : »I like this! ». Là, le moral est remonté à bloc… Jusqu’à ce que, peu avant Atlanta, l’avion ne ne mette à tourner en rond et qu’on nous annonce que nous sommes déroutés sur Savannah en raison des conditions météorologiques. Après quelques turbulences, nous nous posons. Quelques personnes descendent, nous rajoutons du kérosène, et nous attendons, ne sachant si nous pourrons retourner à Atlanta. Nous finissons par avoir le feu vert.

A notre arrivée, on nous dit de nous rendre immédiatement à la porte E8 : course dans des couloirs interminables, tapis roulants, recourse, train, recourse tout ceci avec encore une lueur d’espoir que le vol pour Mexico ait été également retardé : lueur vite éteinte car l’avion est bel et bien parti. Queue au centre d’aide ; un autre avion complet part ce soir pour lequel on nous met en stand by, avec une autre réservation plus sûre pour le lendemain matin. On nous passe même une traductrice qui s’étend longuement sur la violente agression dont elle a été victime à Mexico près du Zocalo (histoire de nous remonter le moral…).

Verdict peu après : nous devrons passer une autre nuit dans un aéroport. Nous dénichons trois sièges sans accoudoirs pouvant faire un lit de fortune que me laisse gentiment Antoine. Mais le froid et un préposé mettent fin à nos tentatives d’endormissement : la zone va être éteinte d’où risques d’agressions. Après avoir sollicité de la compagnie couvertures et oreillers (nouvelle queue bien sûr), nous gagnons la zone éclairée, où nous tentons de nous conditionner par des pensées positives (« tant que nous ne nous sommes pas crashés… », « nous pourrons peut-être arriver le jour de la fête des morts… »).

Au petit matin, je prends connaissance d’un message de la compagnie aérienne nous informant que notre vol de l’après-midi pour Mexico est retardé d’une 1/2 heure. Petit stress donc quand nous présentons notre billet lors du boarding du vol du matin, mais ouf, enfin, on est assis dans l’avion, certes aux sièges numéros 13, mais ne soyons pas supertitieux…

Nous approchons enfin de notre destination

A l’arrivée, nous constatons que notre valise nous a bien suivis et que notre chauffeur Victor nous attend. Il nous conduit à notre hôtel pour une étape appréciée à la salle de bain. 1/2 Lexomil pour Antoine et c’est parti…!

A bientôt, bise.

 

1 réflexion sur « Premiers imprévus »

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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