Mexico: Museo de Antropologia et Coyoacan

D’après Victor, les Mexicains sont joueurs, amateurs de bière, de football et de Lucha Libre. En partant de notre hôtel, nous passons d’ailleurs devant un café fréquenté par des aficionados.

Cuitlanuac s’est illustré dans la lutte contre les conquistadors mais a été vaincu par la variole importée d’Europe.

Nous traversons un quartier d’ambassades et de bureaux pour nous rendre au Museo Nacional de Antropologia. Ici la tour de Coca-Cola, dont les Mexicains sont les plus gros consommateurs d’Amérique latine.

Nous croisons des convois de chars et de nombreuses personnes qui se rendent au cimetière.

Affluence au musée :

Un immense parapluie inversé, oeuvre conçue par Pedro Ramirez Vasquez, draine les eaux de pluie en son centre. Il supporte 4400 m² d’acier et d’aluminium contre vent et séismes.

Il nous est rappelé que les premiers habitants d’Amérique ont migré d’Asie par le détroit de Béring entre 30000 et 6000 ans avant Jésus-Christ. Durant 1500 ans, la période préclassique correspond à la sédentarisation, à l’apparition des premières pyramides, de l’écriture, du calendrier, des échanges commerciaux, mais aussi époque de chamanisme et canibalisme. Dans cette salle se trouve également le fameux Acrobate contorsionniste de Tlatilco.

 

 

A partir du premier siècle commence la période classique. 

Représentation du temple du soleil et de la lune:

Reconstitution du temple de Quetzalcoatl:

Masque de Tlaloc, dieu de la pluie et de l’agriculture, statue de Chalchiuhtlicue, déesse de l’eau, objets de cultes…

Stèles de Xochicalco:

Atlante de Tula:

 

Chac-mool recevant dans un plateau posé sur son ventre les coeurs de victimes sacrifiées:

La salle Mexica est dédiée aux fondateurs de Tenochtitlan. Jaguar avec récipients pour les coeurs de victimes immolées, temalacatl (gros cylindre de pierre orné de reliefs), pierre du soleil appelée calendrier aztèque trouvée sous le Templo Mayor, représentations de dieux, objets de cultes…

La salle d’Oaxaca est consacrée aux zapothèques (vers 200-600) et aux mixtèques (1000-1500). L’élément le plus remarquable est la reconstitution de la tumba 104 du Monte Alban:

Dans la salle maya, reconstitution du temple de Hochob:

et du temple de Bonampak orné de peintures murales:

ainsi que chac-mool, masques funéraires…

Dans les salles du nord et de l’occident, reconstitutions d’intérieurs et de tombes:

Le premier étage montre la diversité culturelle du Mexique (vêtements, habitat, religion, artisanat, musique…):

A l’extérieur du musée, nous assistons à une démonstration des 4 valadores totonaques de Veracruz qui reproduisent une cérémonie destinée à favoriser la fertilité des terres en s’élançant, attachés par une corde, du haut d’un grand poteau dont ils font 13 fois le tour avant de toucher le sol.

En route vers Coyoacan, nous passons devant un monument dédié à Gandhi:

Coyoacan, petit village d’artistes et d’intellectuels, a été phagocyté par le monstre mais garde le charme d’une petite ville coloniale, dont le Zocalo est toutefois envahi en ce dimanche de week-end des morts.

Frida Kahlo est née en 1907 dans cette maison bleue d’une mère mexicaine et d’un père allemand:

Militante féministe, défenseuse de la cause indigène, communiste amie de Trotski avec qui il semblerait qu’elle ait eu une courte liaison, elle se maria à deux reprises avec le célèbre muraliste Diedo Rivera. Elle reçut également André Breton, mais se défend elle-même d’être surréaliste, ne peignant que sa vérité. Beaucoup d’autoportraits, ce qui peut s’expliquer par le fait qu’elle dut peindre dans son lit surmonté d’un miroir. En effet elle fut victime de poliomyélite à l’âge de 6 ans et d’un très grave accident d’autobus à l’âge de 18 ans, l’ayant amenée à subir ensuite jusqu’à 30 opérations. Elle mourut également dans cette maison à l’âge de 47 ans. C’est émouvant de rentrer ainsi dans son intimité.

Le marxisme donnera la santé aux malades

En partant, nous passons devant le mur de la maison de Trotski, qui ne l’empêcha pas d’être assassiné d’un coup de pic à glace le 20 août 1940 par un agent du NKVD sur ordre de Staline.

Retour à l’hôtel par des quartiers où il vaut mieux ne pas s’arrêter d’après Victor: armes, drogue, vols de voiture, commerce illégal, contrefaçon…

Certains des nombreux vieux véhicules que l’on voit régulièrement garés le long des rues semblent encore circuler (pas de contrôle technique!).

Le parc des autobus de la ville, très vétustes a été renouvelé en 1993, mais ceux-ci n’ont pas été pour autant mis à la casse.

Taxis et vélos taxis sont bien reconnaissables à leur couleur rose et blanche.

 

Place Garibaldi, les mariachis attendent les clients (là aussi nous ne ferons que passer):

Bon, de toute façon, le courage nous manque pour ressortir by night.

A bientôt, bise.

 

 

Laisser un commentaire