Des maisons aux couleurs vives étagées sur des collines, un lacis de callejones où on peut parfois difficilement se croiser, mais aussi un dédale de rues souterraines où même notre chauffeur se perd (« on est déjà passé par là! »).
La mine d’or et d’argent de Valenciana fut découverte en 1548 et permit la prospérité de cette ville coloniale. C’est à la fin du XVIIIème siècle que sa production atteignit son apogée, époque où elle fut l’une des plus importantes au monde. Actuellement, elle n’est plus en activité mais il est possible de la visiter. Toutefois ma claustrophobie ne m’a pas incitée à descendre dans un puits…

Le Teatro Juarez (achevé en 1903) possède une salle splendide de style mozarabe, qu’il n’est malheureusement pas possible de visiter pour motif de festival. Guanajuato accueille un célèbre festival en octobre, le Cervantino, avec des artistes du monde entier.

En face de l’église voisine de San Diego,

le Jardin de la Union, ombragé par des lauriers d’Inde impeccablement taillés,

est le grand lieu de rassemblement, où l’on peut régulièrement profiter d’orchestres, mariachis, et d’où partent les callejonenadas. Nous ne vous ferons pas participer à cette fête où la foule reprend des chants populaires en suivant dans les ruelles un groupe de musiciens : nous n’avons encore pas pris le rythme avec les changements horaires et à 20 heures, nous rejoignons Morphée…
La Basilica de Nuestra Senora de Guanajuato (XVIIème) domine la Plaza de la Paz:

Choupette a sans doute laissé des descendantes à Mexico:

Plaza San Fernando:

Eglise San Roque :

Jardin Reforma :

Mercado Hidalgo:

Le Museo Alhondiga de Granaditas occupe d’anciennes réserves de céréales et entrepôts de tabac, utilisés ensuite comme place forte par les Espagnols. Lors de la guerre d’indépendance, Pipila, dont la statue colossale domine maintenant la ville, s’illustra en l’incendiant, ce qui permit aux insurgentes de triompher.

A défaut d’avoir pu contempler les célèbres fresques de Diego Rivera ornant le Palacio nacional à Mexico, nous visitons la maison où il a passé son enfance, meublée de façon assez austère, mais où on peut admirer nombre de ses oeuvres (photos interdites), figuratives à ses début, puis aussi évoluant vers le cubisme, l’impressionnisme… Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié « De todas partes », Espacio de Trabajo », « Obra ». Devant « El vertije de la rosa », j’ai été impressionée par le relief des feuilles par rapport au mur en arrière plan : comment parvient-il à donner une telle impression de 3D? Il réussit aussi à rendre beaux des échafaudages, des espaces de bureaux… (on voit ses convictions socialistes).
L’Universidad, construite en 1950 est impressionnante. réputée dans les domaines du droit et des arts. Elle occupe aussi un ancien collège jésuite.

Templo de la Compania de Jesus (XVIIIème):

San José:

Teatro principal:

Eglise San Francisco:

Comment résister à un musée gratuit le mardi consacré à des peintures représentant le personnage le plus célèbre de la littérature espagnole, qui a inspiré des artistes des plus fameux. Je ne vous ferai pas l’affront de vous dire son nom car vous l’avez déjà deviné. Voici quelques échantillons des oeuvres exposées dans cet hôtel du XVIIIème où vécu par ailleurs Maximilien d’Autriche:

Nous nous armons de courage pour gravir les marches menant au Monumento de Pipila, qui est en fait le surnom de Juan Jose de los Reyes Martinez. Nous sommes récompensés par un paysage superbe.


Quelques-unes des ruelles que nous avons arpentées:

La calleron del beso, particulièrement étroite, a beaucoup de succès. D’après une légende, elle fut le témoin d’amours interdites entre Carmen et Luis dont la fin fut tragique : le père de Carmen, qui s’opposait à cette liaison, les surprit à s’embrasser de balcon à balcon et poignarda l’amant.
Conditionnés par cette fête des morts qui revêt tant d’importance dans ce pays, nous terminons la journée par le Museo de las Momias, très fréquentés par les touristes Mexicains qui adorent se prendre en photo devant ces morts aux expressions horribles (noyé, poignardé, enterré vivant, morte en couches, cadavre transpercé de pointes par l’Inquisition, enfants, foetus…). Ames sensibles s’abstenir!

Bonne fête des morts et faîtes de beaux rêves les amis.
A bientôt, si vous le souhaitez encore. Bise.