Voici la mystérieuse et grandiose Teotihuacan.
Mystérieuse car les scientifiques ne savent pas vraiment quelle ethnie en est à l’origine : les Totonaques qui se vantent de l’avoir construite? ou plutôt les Otomis dont la langue était parlée depuis longtemps dans la région? C’est en tout cas l’un des sites archéologiques les plus anciens de Mésoamérique.
Cette « Cité des dieux », appelée plus tard Teotihuacan par les Aztèques (qui pensaient que seuls des dieux ou des géants pouvaient avoir réalisé de telles colossales constructions), serait née aux environs de 200 avant Jésus-Christ, dans une région déjà peuplée depuis longtemps. Sa population se serait accrue suite à la migration des habitants de la ville de Cuicuilco qui avait été détruite par le volcan Xitle. En fait il semble que de nombreuses ethnies l’aient habitée et qu’elle était très ouverte aux échanges commerciaux et culturels avec l’extérieur. La Pyramide du Soleil fut achevée en 100 après JC et la ville atteint son apogée entre 150 et 450 après JC. Elle aurait alors compté entre 100 000 et 250 000 habitants (dont de nombreux potiers, bijoutiers et artisans) et aurait occupé une surface de 20 à 30 km². Son déclin au VII-VIIIèmes siècles pourrait être lié à de longues périodes de sécheresse, à une révolte contre les classes dirigeantes expliquant que seuls les monuments symbolisant le pouvoir aient été détruits, mais on ne peut exclure que des cités voisines se soient alliées pour la conquérir. En tout cas elle tomba en ruines et Cortès ne la vit même pas du fait de l’épaisse couche de terre qui la recouvrait.
Depuis 1675, elle a fait l’objet de nombreuses fouilles, puis de travaux de mise en valeur et de restauration en particulier au XXème siècle.
Nous entrons sur le site par l’entrée sud qui donne accès à ce que l’on appelle maintenant la Ciudadela : il s’agissait en fait d’un forum entouré par des bâtiments administratifs et résidentiels et le Templo de Quetzalcoatl, précédé d’une Plateforma adosada. Plus de 200 squelettes de sacrifiés ont été retrouvés sous et près de ce temple, qui recèle encore des mystères : un tunnel conduit à des galeries et des chambres taillées dans la roche qui restent à explorer.


Nous empruntons la Calzada de los Muertos qui constitue l’axe nord-sud du site sur une longueur de 2 km, en imaginant de chaque côté des bâtiments cérémoniels de couleurs vives,

jusqu’à la Piramide del sol. Construite au-dessus d’une grotte (symbole de fertilité et accès au monde de la mort), elle a 225 mètres de côté et mesure 65 mètres, le temple qui la coiffait ayant disparu. Il semble en fait qu’elle était plutôt dédiée au dieu de la pluie ou à la Grande Déesse de Teotihuacan.
245 marches à grimper pour bénéficier d’une vue magnifique sur le site.

Derrière la Pyramide se trouve l’intéressant Museo de la Cultura Teotihuacana:


Continuons la Calzada de los Muertos vers la Piramide de la Luna (46 mètres), située au nord du site dans l’alignement du Cerro Gordo:
Dédiée à la Lune? ou plutôt à la déesse de l’Eau et de la Fertilité? ou au dieu de l’Orage? On peut seulement accéder au premier palier, mais la vue sur l’axe cérémoniel est remarquable.
Le Palacio de Quetzalcoatl, qui servait peut-être de résidence aux grands prêtres a été partiellement et fidèlement reconstruit tel le patio intérieur:

Le conjunto de los Jaguares et le templo de los Caracoles emplumados, montrent aussi quelques belles fresques bien conservées:

Nous avons juste le temps de faire un saut au Museo de los Murales Teotihuacanos où sont exposées essentiellement des peintures murales avec le lieu de leur découverte sur le site, et la reconstitution d’une pièce.


Rafael nous attend pile poil à l’heure prévue pour un repos bienvenu à l’hôtel.
A bientôt. Bise.
Magnifique, ça donne vraiment envie d’y être. Les insectes étaient bons ?
Petite info de notre côté : il y a eu aujourd’hui 11 novembre un séisme historique dont l’épicentre était entre le Teil et Montelimar. On l’a bien senti, magnitude 5,4. Pas de dégâts chez nous ni chez vous, quelques maisons partiellement effondrées au Teil.
Bref, bonne poursuite !
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