Panajachel

Panajachel est la ville la plus importante du lac Atitlan  et le port principal d’où l’on peut se rendre aux villages des rives. Les soirées sont ici beaucoup moins froides qu’à Chichicastenango, du fait sans doute que nous sommes descendus de presque 400 mètres (la ville est à 1597 mètres d’altitude).

Une barque motorisée nous conduit au village tzutujil de San Juan sur la rive ouest du lac. Ce matin les sommets des volcans sont dégagés, le lac est calme, tout est pastel, pur.

Sous cet angle, les sommets antérieurement superposés du Cerro de Oro, du volcan Toliman et du volcan Atitlan se détachent. A droite le volcan San Pedro.

San Juan est un village tranquille où tout le monde se dit bonjour et se sourit.

Un groupe d’une quarantaine de femmes tzutujiles ont créé une association Rupalak K’istalin, qui s’efforce de promouvoir la culture maya tzutujil. Nous visitons un atelier de peinture à l’huile sur toile : peinture à la spatule ou représentations assez stylisées et pour le moins originales vues du ciel…

Les plantes médicinales produites par des sages-femmes nous sont présentées dans un jardin qui embaume: sauge, mélisse, fenouil, citronnelle, rose-marie, aloe vera, basilic, arnica…

Changement de senteur avec la production artisanale de chocolat. Le cacaoyer n’est toutefois pas cultivé ici. Autour du lac, ce sont surtout des cultures de café et de maïs.

Ailleurs nous sont exposées les techniques d’utilisation du coton et des colorants naturels ainsi que le la fabrication des textiles.

L’association oeuvre aussi pour la protection de l’abeille maya Malipona: outre son rôle pollinisateur, elle produit un miel de grande qualité.

Notre guide nous explique succinctement la signification des symboles et des couleurs sur un calendrier astrologique sacré maya appelé Tzolkin (en fait cela semble très compliqué si l’on tente d’approfondir). Il comporte 260 jours et 2 composantes interactives : 13 divinités cosmiques et intentions pour la première et 20 différents aspects solaires et expériences de l’être humain pour la deuxième.

L’Indian Nose serait une superbe randonnée si nous étions courageux et avions davantage de temps (sa forme évoque le visage d’un homme couché)…

L’église est dédiée à San Juan Bautista:

Nous reprenons le bateau pour Santiago Atitlan, deuxième ville la plus importante du lac, située dans une profonde baie au sud, encadrée par les volcans Toliman et Atitlan à l’est, San Pedro à l’ouest. Les sommets des volcans sont déjà coiffés.

Vu le temps dont on dispose, nous optons pour le tuk-tuk.

Maximon est une divinité syncrétique très vénérée au Guatémala. Son culte a commencé au moment de la conquête espagnole. Il serait un mélange de Rijlaj Mam (qui signifie le grand-grand-père en nahuatl), gardien du peuple maya tzutujil et Saint Simon. Il représente à la fois le bien et le mal (ce qui fait qu’on le craint aussi), coureur de jupon et protecteur des couples, noceur et buveur. Il est vénéré sous forme d’une effigie, qui est transférée chaque année dans un foyer différent. Des préposés spéciaux restent près de l’autel où on lui fait des offrandes (argent, bougies, nourriture, alcool, tabac). On pense ici que son pouvoir principal est la guérison, attirer l’amour des gens, protéger contre le danger, réussir dans les affaires, protéger les marchands et les voyageurs mais aussi les joueurs et les soûlards… Vraiment surprenant de venir se confesser à une telle idole…

Le Parque de La Paz a été créé sur l’emplacement d’un champ de maïs en mémoire du massacre du 2 décembre 1990 où des femmes et des enfants furent tués. Une messe est dite chaque mois pour ces victimes. A Santiago, 10000 personnes périrent lors de la guerre civile opposant les guérilleros des montagnes et les forces du gouvernement militaire entre 1962 et 1991, et 400000 au total au Guatemala.

En nous rendant au mirador dont il est difficile de profiter pleinement du fait des nuages qui s’amoncellent, nous voyons les lavandières en contre-bas.

La façade de l’iglesia catolica (1541) est en restauration.

La place centrale ne nous a pas séduits. Minimarché aujourd’hui.

De retour à Panajachel, le bateau prenant le relai du tuk-tuk pour la séance de tape-cul, balade le long du lac où 1 ou 2 courageux se baignent en zone surveillée (il y a de forts courants dans le lac).

Avant de rentrer à l’hôtel, petit saut à l’église, un peu à l’écart:

A bientôt pour une journée plus sportive. Bise.

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