Poursuivant vers le sud-est, nous voyons quelques champs de maïs et de nopales (leurs cladotes sont utilisés pour confectionner le nopalito, leurs fruits sont également comestibles). Puis apparaissent le Popocatépetl (5426 mètres) et l’Ixtaccihuatl (5230 mètres). Rafael nous raconte une légende selon laquelle Ixtaccihuatl était une princesse, fille du chef des Tlaxcaltecas, ennemi des Aztèques, qui tomba amoureuse d’un guerrier, Popocatepetl. Le père d’Ixtaccihuatl mit comme condition à cette union que Popocatépetl, à la tête de son armée, vainque les Aztèques, ce qui paraissait impossible. A la fausse annonce de la mort de son amoureux, Ixtaccihuatl mourut de chagrin. A son retour victorieux, Popocatepetl se suicida. Les dieux eurent pitié et transformèrent les deux amants en volcans: Ixtaccihuatl est appelée femme endormie car il semble que l’on puisse voir le corps d’une femme allongée et Popocatépetl continue à exprimer le feu de sa passion.

Le Popo, qui abrite l’âme de Tlaloc, le dieu de la pluie, reçoit encore les offrandes des villageois.
Le couvent franciscain de Huejotzingo (XVIème siècle), accolé à l’église, garde de belles fresques.

La pyramide la plus volumineuse au monde se trouve à Cholula (dimensions estimées de 450 mètres de côté et 66 mètres de haut), construite par les Olmèques vers 300 avant JC, mais elle est enfouie sous la terre. On peut accéder à des galeries souterraines et entrevoir quelques bribes mises à jour. Une église a été construite à la fin du XVIème siècle par les Espagnols sur son sommet, Nuestra Senora de los Remedios, d’où l’on découvre une vue magnifique.



La ville remonte au moins au IIème siècle avant JC. Ses premiers habitants furent les Epatlans, puis de nombreux peuples s’y établirent : Mayas, Mixtèques, Zapotèques, Olmèques… Elle devint la deuxième plus grande ville de l’empire aztèque. Actuellement elle compte pas moins de 70 églises.
A 4-5 km de là, l’intérieur de l’église de Tonantzintla (XVIIème) est époustouflant…, on va dire baroque indigène (des anges portent des plumes…). Suite à l’arrivée des missionnaires, la Vierge Marie a remplacé Tonantzin, la déesse de la Fertilité.

L’église d’Acatepec est couverte d’azulejos.

Puebla, fondée vers 1530, a ravi la suprématie à Cholula et s’est enrichie du commerce entre Atlantique et golfe du Mexique. Elle est aujourd’hui la 4ème ville du Mexique. Nous commençons classiquement notre visite par la cathédrale (XVIe- XVIIe siècles) et le Zocalo.

Il ne persiste que deux des innombrables pièces couvertes de fresques de la Casa del Dean (1575), qui appartenait au doyen de la cathédrale.

Le Palacio Federal:

La Biblioteca Plafoxiana (1646) fondée par l’évêque Juan de Palafox, est riche de 45 500 volumes, un bonne partie d’entre eux provenant des collèges des jésuites suite à leur exclusion du Mexique.

Le Museo Amparo, aménagé dans un ancien hôpital du XIème siècle est immense et ultramoderne. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu du mal à trouver les salles qui nous intéressaient… et encore il faudrait rester des heures…

Le Templo San Domingo (fin XVIIème-début XVIIIèmè) a surtout de remarquable sa capilla del Rosario, churrigueresque :

Petit détour par le Museo de la Revolucion mexicana, maison des frères Serdan qui eurent un rôle important en 1910 dans le soulèvement contre le dictateur Porfirio Diaz et y laissèrent leur vie. Impacts de balle sur la façade, miroir brisé… Intéressant (mobilier de l’époque de la révolution, vidéo reconstitutive, nombreuses bornes…).

Quelques flâneries dans les rues et retour à notre point de ralliement en passant devant la Casa de los Munecos, occupée par le Museo universitario :


Rafael, renseignements pris, parvient à dénicher les Murales del Barrio de Alto, oeuvres d’artistes muralistes :

Nous passons par hasard à la nuit tombée devant les lavaderos de Almoloya :

A bientôt. Bise.



245 marches à grimper pour bénéficier d’une vue magnifique sur le site.

Derrière la Pyramide se trouve l’intéressant Museo de la Cultura Teotihuacana:

Dédiée à la Lune? ou plutôt à la déesse de l’Eau et de la Fertilité? ou au dieu de l’Orage? On peut seulement accéder au premier palier, mais la vue sur l’axe cérémoniel est remarquable.






























































































