Dans cette région très ventée proche du Pacifique où nous faisons route vers l’est, nous traversons un immense parc de 5 000 éoliennes.

Les lointains sont très embrumés.

A Chiapa de Corso, nous embarquons dans une lancha avec une vingtaine d’autres passagers direction le cañon de Sumidero. La rivière Grijalva s’engouffre dans cette faille géologique dans la Sierra Norte de Chiapas avant d’atteindre le lac artificiel du barrage de Chicoasen, qui a permis d’apprivoiser son cours tumultueux. Les parois calcaires atteignent parfois plus de 1000 mètres (+ 250 mètres sous l’eau). Elle va se jeter ensuite dans le golfe du Mexique. Des plongeoirs sont aménagés.

Pendant la saison des pluies, une grande chute d’eau façonne ces dépôts calcaires recouverts de mousse, que l’on appelle « Sapin de Noël »:

La végétation parvient à s’accrocher et une nombreuse faune vit ici : canards, hérons, cormorans, pélicans, faucons… mais aussi singes araignées (entrevus dans les arbres)… et officiellement crocodiles. Toutefois nous n’avons pu qu’observer un beau crocodile en plastique posé sur un rocher pour les touristes (plus vrai qu’un vrai!). Quelques grottes également.


Malheureusement aussi quelques nappes de détritus que mon objectif a évitées…
La centrale hydroélectrique de Chicoasen est l’une des plus grandes du Mexique.

La route des miradors donne des points de vue du cañon depuis le haut.

La route menant de Chiapa de Corzo à San Cristobal de las Casas s’élève progressivement et offre de beaux points de vue.

Notre hôtel à San Cristobal est proche du centre, ce qui va nous permettre pendant les deux prochains jours de bien profiter de cette vieille cité provinciale de l’époque coloniale, fondée en 1528 à 2200 mètres d’altitude. Le froid nous saisit à notre arrivée et ne nous incite guerre à sortir ce soir…
Bise